Le Burkina Faso, situé en Afrique de l’Ouest, fait partie des pays les plus pauvres de la planète. Il occupe le 181e rang sur 184 au regard de l’indice de développement humain des Nations Unies (PNUD, 2014). Ce pays des hommes intègres comme on l’appelle affectueusement est constitué d’une population en grande partie jeune : les moins de 15 et 20 ans représentent respectivement 46,4 % et 59,1 % de la population (INSD, 2008a : 21-22). C’est un pays dans lequel, il y a une pauvreté galopante et une faible scolarisation de la petite enfance. Les oubliés du Burkina Faso, sont entre autres ces nombreux orphelins en bas âge dont on se doit de prendre soin le plus tôt possible.

La nécessaire formation de la petite enfance

L’éducation de la petite enfance sert à former les jeunes et par conséquent leur permet d’être plus tard utiles à la société en contribuant à sa construction. Selon plusieurs analystes, l’éducation de la petite enfance revêt une importance particulière dans la mesure où elle regorge de nombreux bienfaits pour l’individu et produit un impact considérable sur la société. James Heckman, prix Nobel 2000 d’économie, le soutient à juste titre lorsqu’il déclare que les politiques publiques au bénéfice de la petite enfance engendrent des bénéfices socio-économiques indéniables avec des retours sur investissement très intéressants, ce qui est fondamental pour le développement d’un pays.

Cet intérêt n’étant pas bien évidemment limité au secteur de l’éducation, les associations pour enfants au Burkina Faso développent des actions pour d’autres secteurs afin d’apporter du sourire et de la joie aux populations. Chaque association pour enfants au Burkina Faso fait généralement face à de nombreuses difficultés qui plombent son fonctionnement.

Des efforts certains nécessitant des appuis

Le Burkina Faso, désigné autrement pays des hommes intègres, a fourni de nombreux efforts depuis quelques années pour développer l’éducation. Toutefois, beaucoup reste encore à faire. Il existe une insuffisance criarde d’infrastructures scolaires. Ceci est la conséquence logique de la surpopulation observée dans les salles de classe surtout en zone urbaine. Bien que le taux brut de scolarisation soit élevé au niveau primaire à savoir 90%, il est très faible au niveau préscolaire 4% et au niveau post primaire où on enregistre 38%. Par ailleurs, il est important de préciser que 7% des enfants dont l’âge est inférieur à 18 ans n’ont plus l’un de leur parent.

Ce fort taux d’orphelins est un sérieux problème pour l’Etat qui peine beaucoup à créer des centres d’accueil. Face à cette carence d’orphelinats publics, les particuliers essayent de palier à cet état de choses en mettant sur pied des associations telles que l’association Asso Kamba, celles-ci à leur niveau et selon les moyens dont elles disposent construisent des orphelinats. Le fonctionnement de ces orphelinats dépend en grande partie des dons qu’ils reçoivent de temps en temps.  Les associations pour enfants au Burkina Faso contribuent de manière très considérable à la résorption du décrochage scolaire, et bien d’autres problèmes.

Le développement du secteur de la Petite Enfance pour l’intérêt de tous

Ces dernières années, au regard du paysage associatif au Burkina Faso, on peut constater un intérêt particulier pour la petite enfance. Nombreuses sont les associations qui basées au Burkina Faso sont initiatrices des structures d’accueil pour les enfants en bas âge. Ces associations s’occupent amplement desdits enfants et assurent leur épanouissement et leur bien-être. Parmi ces associations, on retrouve Asso Kamba dont le travail a permis de développer plusieurs directives et stratégies pour continuer et booster la prise en charge de la petite enfance qui est sujette a beaucoup de problèmes au Burkina Faso.

Conclusion

Le Burkina Faso, autant que de nombreux autres pays africains a besoin de soutien pour aider sa jeune population à s’établir. Les associations apportent de l’aide autant qu’elles peuvent particulièrement à la petite enfance.